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Site officiel de l'auteur érotique : Octavie Delvaux

Comment je pelote le cul des mecs dans le tramway, ou pourquoi je suis devenue une harceleuse sexuelle malgré moi

Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, suite à la lecture de cet article,  j’ai envie de vous raconter une petite anecdote sur ma vie quotidienne…

Il y a quelques jours, j’ai dû prendre le tramway pour me rendre à La Défense, destination que je n’affectionne pas particulièrement, mais j’avais des choses à y faire, donc pas d’autre choix. Mais là n’est pas le sujet. Il se trouve que pour clore ce « voyage en terre inconnue » (les buildings, les jeunes cadres dynamiques, et les femmes en tailleur qui marchent très vite, comment dire ? C’est un univers qui m’est totalement étranger), je me suis retrouvée, au retour, dans une rame de tramway bondée en pleine heure de pointe…

Autour de moi, principalement des salariés des entreprises et des nombreux commerces du pôle d’affaires. Ça, j’ai l’habitude. Parisienne depuis près de 20 ans, je maîtrise parfaitement la position de la sardine dans sa boîte, et je suis même capable de m’occuper dans cette station inconfortable. Donc, comme à l’accoutumée, je me suis plongée dans la lecture d’un bouquin sur ma liseuse, totalement indifférente à ce qui se passait autour de moi, simplement déçue d’être debout alors qu’objectivement, on lit bien mieux assis.

Et puis, petit à petit, j’ai senti des « choses » étranges derrière moi, comme des effleurements furtifs dirigés vers mon postérieur. Toutes les femmes qui se sont déjà fait peloter le cul dans les transports en commun (ou ailleurs) savent comment ça se passe. Le bonhomme, afin de ne pas trop attirer l’attention et de profiter de son moment, y va doucement, procède par étape. Sa méthode a pour but de donner l’impression à sa proie qu’elle se trompe, que ça peut être juste le frottement inopiné d’un sac ou d’un parapluie. Ainsi, pendant cette période où la femme « doute », il peut continuer ses cochonneries, mais, comme au bout d’un moment, ces frôlements ne suffisent plus à alimenter son vice, il finit par y aller plus franco, et c’est là que la nana se rend compte que, définitivement, y a  quelque chose cloche.

Je dois avouer n’avoir pas suffisamment communiqué avec des femmes victimes de ce genre d’attouchements pour savoir comment la majorité réagit à cet instant. Est-ce qu’elles interpellent le type, le giflent, ou au contraire ne disent rien et se décalent pour se soustraire à la main qui les frôle ? Je n’en ai aucune idée.

Toujours est-il que moi, j’ai pour habitude de réagir vivement. Et ma réaction dépend un peu de mon humeur

sac-main-cul-carreMon plus haut fait de gloire en la matière remonte à longtemps. J’avais quelque chose comme 23 ans, quand pour la première fois je me suis fait peloter le cul « à la va-vite », « au passage », dans la rue, par un jeune homme en costume, bien propre sur lui. Pas de chance pour lui, il était le seul mec parmi une flopée de nanas qui descendaient le boulevard… ça ne pouvait être que lui, je l’ai donc poursuivi pour l’attraper par la manche en lui disant : « Vous jouez à quoi exactement ? ». Là, il m’a répondu en levant les yeux au ciel : « mais à rien, c’est bon, n’en fais un plat », et moi de rétorquer : « Alors, moi aussi je vais jouer à rien ! », sur quoi, et je lui ai envoyé une belle gifle, qu’il a d’ailleurs acceptée sans broncher, puisque j’ai repris mon petit bonhomme de chemin sans qu’il me cause plus de soucis. Il faut dire qu’on était sur le boulevard Saint-Michel en pleine période de soldes d’été, et que les trottoirs étaient très peuplés. Ce n’était pas trop le moment de faire un esclandre. Néanmoins, j’ai vécu cet épisode comme la preuve que les peloteurs étaient des lâches et qu’il ne fallait pas hésiter à les rembarrer sèchement.

Après cette digression, j’en reviens donc à mon tramway et au moment où il était devenu clair pour moi que ce n’était ni un sac, ni un parapluie qui me frottait le cul, mais bien la paluche d’un gros porc. Ni une ni deux je me retourne et j’aperçois un vieux mec petit et laid. Je lui lance un truc du genre : « ça va, faut pas vous gêner espèce de dégueulasse, vous voulez de l’aide ? ».

Et je constate à ce moment que notre vieux porc avait tout prévu, il se racle la gorge et se mouche dans un kleenex en disant : « oh ben quoi, on peut même plus se moucher maintenant ?». Ça doit être son truc lorsqu’une nana l’engueule, pour ne pas se faire remarquer auprès des autres voyageurs… Malin le gars. J’ai tout de même répondu pour la forme : « fais pas l’innocent, tu sais très bien ce que je te reproche ! ». Mais ce n’était pas satisfaisant… Je n’avais pas dit mon dernier mot.

À la faveur d’une station qui venait à point nommée, la rame de tramway s’est vidée de pas mal de voyageurs, si bien que j’ai pu me décaler sans trop m’éloigner de mon bonhomme.

Intérieurement, je bouillais, enragée à l’idée qu’il s’en tire à si bon compte. C’est alors qu’en regardant mon sac à main et mes sachets de shopping, une idée de génie a germé dans mon esprit pervers… Lui faire la même chose ! Œil pour œil, dent pour dent. Comme ça, juste pour voir comment il réagirait.

Et me voilà donc placée juste à l’arrière du gros porc (qui d’ailleurs n’était pas gros mais plutôt maigrelet, mais bon vous aurez compris la métaphore). Il ne me restait plus qu’à adopter exactement la même technique que la sienne : commencer par des effleurements avec un coin du sac à main, insister un peu… Puis passer à la tranche de la main, mais en douceur… Pendant tout ce temps, le gars ne bronchait pas. Peut-être était-il envahi par les mêmes doutes que ceux qu’il impose quotidiennement à ses victimes ? Trop heureuse de ma bonne blague, moi, je faisais durer le plaisir, jusqu’à ce que, plus franchement je lui mette une belle main au cul (qu’il avait fort plat et tout sauf attrayant, d’ailleurs, mais parfois, il faut mettre son dégoût de côté quand on veut arriver à ses fins).

Et là, mes amis, que croyez-vous que mon peloteur a fait ? Hé hé, vous ne devinerez jamais !

Comme une merde, il s’est esquivé et est carrément descendu à la station où le tram était en train de s’arrêter. Oui, il a fui, comme le bon gros lâche qu’il est, sans se retourner, droit devant, sans même regarder où allait.

imagesAY3LJ8FFMoralité : les peloteurs sont, non seulement des agresseurs sexuels, mais aussi des lâches, et j’enjoins toutes les femmes victimes de leurs agissements à se défendre vivement et sans crainte de représailles (tout en gardant, on s’entend, le sens des réalités aussi : par exemple, si vous êtes seule dans un parking face à colosse de deux mètres, oubliez ce que je viens de dire, et évitez quand les emmerdes, OK ?).

Et vous les filles, avez-vous des anecdotes de pelotage urbain à raconter ?

Un commentaire

  1. Et les mecs ils peuvent témoigner ?
    Parce que , moi aussi, il m’est arrivé de me faire mettre une bonne main au fesses mais par une jolie jeune femme !. C’était à Salvador de Bahia au Brésil, il existe un ascenseur qui relie la ville haute de la ville basse appelé « Elevador ». Le temps d’ascension est très court au moment de sortir alors que les portes s’ouvrent s’apprêtant à libérer son flot humain, une main se pose fermement surs fesses comme pour en apprécier la fermeté… emporté par le courant j’ai juste le temps de voir le charmant visage d’une femme tout sourire qui m’adresse quelques paroles que je n’a pas compris (mon brésilien est assez limité…) et qui est parti sans plus de . Inutile de vous dire que la surprise et l’étonnement m’on laissé silencieux,la seule réaction que j’ai pu avoir étant de répondre par un sourire, à ce qui ressemblait à un compliment… Et je dois avouer que cette impression fut aussi surprenant qu’agréable, il y avait un certain côté franc et directe qui n’était pas pour me déplaire et surtout une rupture avec le schéma classique… Il est vrai qu’en général les femmes au Brésil sont assez entreprenantes et mènent souvent la barque (contrairement aux idées reçues) … Après tout, eux, ils ont une femme présidente… Ce n’est pas ici que ça risque d’arriver…

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