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Site officiel de l'auteur érotique : Octavie Delvaux

Elle préfère l’amour en mer… Ta gueule !

Jusqu’à ce matin, j’avais oublié jusqu’à l’existence de Philippe Laville mais ça, c’était avant. Lorsque, hélas, dès le réveil, les notes du refrain de « elle préfère l’amour en mer » ont commencé à retentir dans mon crâne et que malgré de vains efforts elles ne m’ont plus quittée, je me suis souvenu à quel point certaines de ses chansons sont impardonnables de niaiseries et clichés années 80. En la matière, « Elle préfère l’amour en mer » trône au Panthéon. Je vous laisse juge… Le gars, il a pas peur, il chante ça quand même :

« Elle danse, balance, entre Grenade et Dominique
Elle pense vacances devant les vagues du Pacifique
Elle rêve corsaire entre Cayenne et Bornéo
Elle crie galère aussitôt qu’elle n’est plus sur l’eau

Elle danse, balance, sur le pont rouillé d’un cargo
Elle aime le vent et tout ce qui porte un drapeau
Elle sait le nom des petits et des grands bateaux
Elle te dit non si tu ne l’emmènes pas sur l’eau

Elle préfère l’amour en mer
C’est juste une question de tempo
Elle rêve d’un long voyage sur un paquebot
Elle préfère l’amour en mer
Elle se laisse aller sur les flots
La marine en est fière, Cap’tain Némo »

Du coup, pour conjurer le sort, je me suis dit que je n’avais qu’à réfléchir, avec ma sensibilité propre, autrement dit avec mon vice et ma perversion, à cette question d’amour en mer. Et en l’arrangeant à ma sauce peut-être que je parviendrais à oublier le paquebot, les vacances, Bornéeo tout ça, tout ça… Force est de le constater, en effet, que si j’aime beaucoup la mer (oui, mais non, Philippe, je te vois venir, je ne dis pas non si on ne m’emmène pas sur l’eau), j’avoue avoir écrit peu de scènes érotiques « en mer » (sauf dans Sex and the TV, mais il s’agit de sexe dans l’eau).

Si je devais le faire (tiens, tiens, une idée d’histoire pour mon prochain recueil de nouvelles ? Chouette), comme source d’inspiration, j’aurais recours à un autre imaginaire que celui du Pacifique, des flots et de captain Némo.

En fait, maintenant que j’y pense, depuis que je suis toute petite, l’univers des bateaux m’inspire une idée diffuse de violence, voire de cruauté. Nul doute que la comptine « il était un petit navire » y est pour quelque chose. On y parle tout de même d’y manger (après l’avoir cuisiné) un pauvre mousse qui a eu le malheur de tirer la plus courte paille. Mais, comme je suis une incorrigible perverse, avec moi, qui dit cruauté, dit souvent chaleur dans l’entrejambe… Ajouter à cela les images fort émouvantes de flagellation dans le film Les révoltés du Bounty, Marlon Brando au summum de sa beauté à la proue du bateau et vous obtiendrez un cocktail de fantasmes explosif. revoltes-du-bounty-1962-04-gEt je ne parle pas des galériens sévèrement fouettés, de la souillon contrainte à lécher les bottes crottées du pirate ou encore du quasi-viol à font de cale de l’héroïne dépenaillée dans Indomptable Angélique… Avouez qu’il y a davantage matière à s’émoustiller qu’avec les histoires de sport sur un cargo de l’autre zozo.

Donc, ami(e)s lecteurs, soyez prévenus, si je m’aventure sur des terrains maritimes, il risque fort d’y avoir un trois-mâts, des marins aux corps sublimes victimes de sévices injustes et cruels. Et tiens pendant qu’on y est, ils pourraient aussi s’enculer, histoire de se mettre du baume au cœur (j’ai dit au cœur, bande de pervers), un peu comme dans Billy Bud. Vous connaissez Billy Budd ? Quand on croise la musique de Britten et le texte d’E.M Forster (pas son meilleur, hélas), eh bien cela donne un opéra, assez détonnant de virilité luxurieuse et assoiffée d’elle-même, le seul opéra de tout le répertoire d’ailleurs, à ne pas contenir une seule voix de femme. Et puis il y a  un peu de sadomasochisme, parce que Britten, ça aussi, ça lui parlait. Bref, on a des points communs lui et moi, un bon vieux camarade de route.billy-budd

Et s’il devait y avoir une ou plusieurs femmes, je crains qu’elles n’aient à subir un sort au moins aussi malheureux… Vous comprenez, une pauvre et faible femme, dans un univers d’hommes, ça ne peut guère conserver sa respectabilité longtemps. Il y a fort à parier que l’on abusera d’elle, avec ou sans son contentement… que des marins à l’haleine fétide et aux mains calleuses lui retrousseront les jupons pour la farcir jusqu’à par tous les orifices… À moins qu’elle ne soit la « protégée » du capitaine, qui la gardera claquemurée dans sa cabine pour abuser d’elle à toute heure du jour et de la nuit, et qui, de temps en temps, l’offrira en pâture à ses officiers. Et tant pis si elle a le mal de mer !

Eh bien, j’ai du boulot, l’air de rien… Et tout ça à cause de Philippe Laville…

En attendant, si ces thèmes de flagellation, d’humiliation sexuelle, de sodomie ou de jeux de pouvoir vous séduisent et que vous n‘en pouvez plus d’attendre ma nouvelle production, vous trouverez déjà largement de quoi vous contenter dans mon recueil A cœur pervers, en vente dans toutes librairies, et aussi ici :

http://www.lamusardine.com/P30477-a-coeur-pervers-delvaux-octavie.html

https://www.amazon.fr/COEUR-PERVERS-NOUVELLES-Delvaux-Octavie/dp/2842718046/ref=sr_1_3?s=books&ie=UTF8&qid=1466001084&sr=1-3&keywords=octavie+delvaux#customerReviews

http://livre.fnac.com/a9323089/Octavie-Delvaux-A-coeur-pervers#st=Octavi%20&ct=&t=p

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